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Le Président propose de modifier cette motion comme suit:
"La conférence soumet au Comité de Rédaction les propositions taites, pour "lui présenter une formule qui permettra de faire mettre en vigueur la Convention "de l'Opium entre les Puissances signataires".
Cette motion ainsi modifiée est adoptée à l'unanimité.
Le Président propose de ne pas fixer une date pour la prochaine séance, mais d'attendre que le Comité de Rédaction ait accompli sa tache.
Cette proposition est adoptée à l'unanimité.
La séance est levée à 5.50.
Le Président,
CREMER.
TROISIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE.
Le jeudi, 18 juin 1914.
Le Secrétaire-Général,
J. A. A. H. DE BEAUFORT.
Présidence de M. J. T. Cremer.
La séance est ouverte à 3 heures.
Le Président ouvre la séance. Le procès-verbal de la première séance est adopté.
Son Exc. M. le Duc de Calvello, Délégué d'Italie, annonce qu'il a déposé ce matin au Ministère des Affaires Etrangères la ratification de son Gouvernement.
(Applaudissements.)
Mirza Mahmoud Khan, Délégué de Perse:
Monsieur le Président,
L'autre jour, pendant la 2ème séance de la conférence nous avons eu le plaisir d'entendre les déclarations aussi éloquentes que sincères des différents chefs de Délégations dont il nous est permis de conclure à la bonne volonté et la ferme intention de leurs Gouvernements respectifs en ce qui concerne le but principal de notre réunion.
Vu que le pays que j'ai l'honneur de représenter est un des plus interessés dans la question de l'opium je devrai appuyer par une déclaration au nom de mon Gouvernement les déclarations de mes Collègues, surtout celles qui ont été prononcées par les Délégations de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas, des Etats- Unis d'Amérique, et de la Chine.
Mais comme la discussion de notre séance d'avant-hier au sujet de la résolution présentée par Son Exc. le chef de la Délégation des Etats-Unis venait de soulever un tel intérêt qu'après 2 heures de discussion on est arrivé à la décision qu'elle devait être renvoyée au Comité de Rédaction pour acquérir une forme discutable, notre Délégation, ne voulait naturellement pas interrompre la suite de la dite discussion.
D'ailleurs, sur l'attitude de mon Gouvernement, je n'aurai pas beaucoup à dire, vu que les pages des procès-verbaux de la 1ère conférence de l'opium sont les meilleurs témoins pour prouver la sérieuse coopération de notre Délégation dans les travaux de la dite conférence contre le vice de l'opium. Une cause humanitaire qui aura pour résultat la délivrance de milliers de gens qui à l'heure qu'il est subissent la pire dégradation morale et les tortures physiques provenant de ce vice, ne peut pas échapper à l'intelligence des pays civilisés et par conséquent je pouvais aussi bien me passer de faire une déclaration au nom de la Perse si ce n'était que je dois répondre à une règle de courtoisie en vigueur dans les assemblées internationales qui impose à chacun de nous de mettre les autres Délégations,
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